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EXPOSITION INTERNATIONALE 1894

 

Seulement vingt-deux ans après la première tentative ratée d’Exposition Universelle à Lyon, celle de 1894 fût un franc succès. Elle a la particularité d’avoir été organisée juste entre les deux expositions universelles de Paris de 1889 et de 1900. En ayant toujours une vocation d’information  des visiteurs sur les nouveautés du monde industriel, elle a été l’occasion de nombreuses réjouissances et divertissements. Au parc de la Tête d’Or, on trouve alors trois expositions : une Exposition Universelle et Internationale, une Exposition Ouvrière, et enfin une Exposition Coloniale. Ainsi il était normal d’avoir comme attraction des villages mettant en scène des indigènes des colonies françaises pour régaler le public amateur d’exotisme. De cette Exposition, on retient surtout la date du 24 juin où le Président de la République Sadi Carnot est sauvagement assassiné alors qu’il était en visite officielle à Lyon.

 

De l'Idée au Premier Projet

 

L’idée de faire une Exposition lyonnaise naît peu après la fermeture de l’Exposition Universelle de Paris en 1889, dans la tête du publiciste Henri Martin qui souhaite profiter du succès de cette dernière. L’idée plait à la presse quotidienne et à la population.

 

Les conditions sont plutôt favorables pour projeter la tenue d’une Exposition à Lyon car cette ville, à la croisée des chemins en France, est un lieu de passage. Cependant, il y a une ombre sur le tableau : l’échec cuisant de l’Exposition de 1872 reste dans les esprits lorsque l’on parle d’Exposition à Lyon. Henri Martin doit redoubler d’effort pour convaincre le maire. Dans sa lettre adressée au maire pour lui soumettre l’idée, il précise que ce genre de manifestation peut engendrer des gains considérables mais peut surtout apporter un bénéfice moral à la ville de Lyon.

 

Le 24 juin 1890, le projet proposé est examiné lors d’une séance extraordinaire du Conseil municipal. En septembre, la ville de Lyon s’engage à concéder à titre gratuit certaines parties du Parc de la Tête d’Or mais ne fera aucune subvention. Elle octroie donc son soutien moral mais ne s’implique guère plus dans l’organisation. 

Le concessionnaire s’engage lui à construire les bâtiments sur les terrains concédés mais surtout à constituer une garantie en versant un capital de quatre millions de francs à la ville avant le 31 décembre 1890. Or, malgré le soutien d’un syndicat d’entrepreneurs, Henri Martin est dans l’incapacité de produire une somme aussi considérable à la date demandée, ce qui entraîne la nullité du projet. Mais l’échec du projet n’est pas synonyme d’abandon. 

 

Le Second Projet, Budget et Organisation Administrative

 

En aout 1891, le Conseil Municipal, sous l’impulsion du maire Antoine Gailletton, décide de prendre en main le projet. La ville prendra donc la direction effective de l’Exposition internationale, avec le concours d’une société de garantie, qui supportera l’aléa des pertes et celui des bénéfices.

 

C’est un certain Jean Claret, entrepreneur des travaux publics qui devient le concessionnaire de la ville. Il a pour mission d’établir les bâtiments d’exposition et d’organiser le fonctionnement intérieur.

 

En 1894, il n’y a pas une mais trois Expositions prévues : une Exposition Universelle et Internationale, une Exposition Coloniale, et enfin une Exposition Ouvrière. La Chambre de Commerce prend en charge l’Exposition coloniale et reçoit pour ce faire une subvention de 250.000 francs de la ville.

 

En janvier 1893, une cinquantaine de syndicats ouvriers se réunissent pour former une Exposition purement ouvrière au sein de celle de Lyon. 100.000 francs leur ont été attribués par le Conseil municipal. Au total, la ville participera à hauteur d’un million de francs.

 

Le Conseil général du Rhône, à son tour, a voté un crédit de 200.000 francs pour assurer la participation du département à l’Exposition. La ville de Paris investit 30 000 francs, Monsieur Claret, pour sa part, 300 000 francs.

 

Le 22 mars 1894, seulement quelques jours avant l’ouverture prévue, l’Etat consent enfin à accorder son patronage moral et pécuniaire avec une somme de 380 000 francs, votée par le Parlement. 

 

Le Terrain : Parc de la Tête d'Or

 

Le site choisi est le même qu’en 1872 : le Parc de la Tête d’Or. Ce parc est un vrai avantage vis-à-vis des autres villes organisatrices d’Expositions. En effet, elles ont tendance à les tenir dans de vastes espaces la plupart du temps dénudés et ne présentant aucun charme apparent.

Ici c’est tout l’inverse, le parc créé en 1857 comme un véritable réseau d’aération urbain présente un décor tout à fait grandiose et charmant. L’élément principal de décor est le lac du parc, entouré par la principale allée où sont placées les installations de loisir et d’agrément.

Il a aussi l’avantage d’être situé à deux minutes de la gare des Brotteaux et à quinze minutes de la cité, relié à la ville par de nombreuses lignes de tramway.

 

Préparation de la Ville

 

Une exposition universelle est par essence liée à la ville qui la reçoit, les deux entretiennent des rapports particuliers.

 

Pour accueillir une Exposition Universelle, la ville s’est préparée pour ses visiteurs.

 

En effet, la Tour métallique venant d’être édifiée, elle s’apprête à offrir au public des ascenseurs pour contempler le panorama sur le Mont-Blanc.

 

L’aménagement de la place des Terreaux, embellie par la fontaine Bartholdi sur les plans de Hirsh, datait de 1892 ; les bâtiments de la Préfecture, inaugurés le 1er janvier 1891, la réalisation toute récente de trois ponts :

 

  • le pont Morand inauguré le 14 juillet 1890,
  • le pont Lafayette le 23 octobre 1890,
  • le pont du Midi le 13 juillet 1891.

 

Constructions

 

À la fin du XIXe siècle, les Expositions Universelles sont comme de véritables villes artificiellement crées et éphémères. Malgré leur caractère provisoire, leurs millions de visiteurs imposent la construction de bâtiments résistants. Ainsi, à Lyon, les visiteurs pénètrent cette ville nouvelle par deux grandes entrées aux portes monumentales : celle dite "principale" des bords du Rhône et celle située en face de la rue Tête d’Or. Le bâtiment clou de l’Exposition lyonnaise a été le Palais principal également appelé la "Coupole". Servant principalement à réceptionner et mettre en scène les produits de l’Exposition, cette rotonde gigantesque (47.751 m² de superficie, 242 m de diamètre, 55 m de hauteur) a marqué les esprits. De forme circulaire et composé d’immenses galeries voutées de verre et d’acier, il est le bâtiment central autour duquel gravitent les multiples pavillons.

 

Pavillons de l'Exposition Internationale et Universelle

 

Les pavillons ont des styles architecturaux variés et fonctionnent par thèmes. On peut en citer quelques-uns :

 

  • le Palais dit de l’enseignement qui contient la triple exposition de la ville de Lyon, du département du Rhône et de la ville de Paris,
  • le pavillon de la Presse, à côté du Bureau central des Postes et Télégraphes où le visiteur désireux de suivre l’actualité peut consulter différents journaux,
  • le Palais des arts religieux qui est une vaste construction aux baies ogivales garnies de vitraux,
  • le pavillon de l’Economie sociale,
  • le Palais des Beaux-Arts et de l’agriculture,
  • le pavillon de l’Exposition ouvrière, situé entre la Coupole et le Palais des Beaux-Arts,
  • le pavillon des chemins de fer,
  • le pavillon du génie civil,
  • le pavillon des forêts, qui est un chalet rustique.

 

Pavillons de l'Exposition Coloniale

 

Les pavillons de l’Exposition coloniale sont d’un tout autre genre architectural car en effet, ils tentent d’imiter l’architecture des pays mis en scène. Cela plait au public avide d’exotisme et de charmes orientaux. On compte quatre pavillons exécutés par Messieurs Bouilhères et Teysseire :

 

  • Le premier est le Palais de l’Algérie, de style arabe est inspiré du Palais Mustapha, résidence d’été du Gouverneur Jules Cambon. Il s’agit du plus grand palais colonial de l’Exposition avec ses 1 536 m² de surface, et les 1 540 m² de la salle d’art oriental. Le tout est dominé par un minaret de 18 m de hauteur.
     
  • Le Palais de la Tunisie est une réplique de la mosquée de Souk-el-Bey de Tunis. Il couvre une surface de 580 m², sans compter son « souk ».
     
  • Le Palais d’Indochine représente une pagode annamite du début du XIXe siècle. Il possède une superficie de 1 483 m². Ce palais comporte en tout cinq expositions : l’Annam, le Tonkin, la Cochinchine, le Cambodge ainsi que les collections des produits de toutes les colonies françaises du Musée permanent de Paris.
     
  • Le dernier pavillon est celui de l’Afrique occidentale. Dans ses 630 m², les colonies représentées sont le Dahomey, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Soudan, le Sénégal et la Guinée. Il a été construit un peu à la hâte, en retrait et n’a pas le cachet artistique des trois autres.
     

Infrastructures de Services

 

En plus des bâtiments d’exposition, d’autres services sont proposés aux visiteurs. En effet, non loin de la Coupole se trouve un Bureau médical comprenant 20 médecins dispensant les soins nécessaires aux personnes blessées ou indisposées. Aussi, pour assurer la sécurité, un Commissariat de police est établi dans l’enceinte, vers l’entrée. Les postes des pompiers eux sont répartis dans toute l’Exposition.
 

De plus, à divers endroits du parc, on trouve des sanitaires sous forme de cabines démontables et hygiéniques sans effet d’eau.
 

Et enfin, d’innombrables restaurants et cafés prennent place dans l’enceinte du Parc. Il y a de quoi contenter tous les gouts et toutes les bourses. Les restaurants populaires « à la portion » tout comme les bonnes maisons de cuisine bourgeoise sont concentrés autour du Lac.

 

Pour les bars, comptoirs et autres tavernes, on retient que l’offre a largement dépassé la demande et que certains ont dû fermer boutique. Les palais coloniaux ont eux-aussi leurs propres restaurants et bars « exotiques » comme par exemple le "Restaurant indigène".

 

Transports

 

Pour pouvoir avoir accès à ces bâtiments, tout un réseau de transport a été mis en place. Tout d’abord, les visiteurs peuvent se rendre à l’Exposition avec huit lignes de tramway ou encore avec le service de « voitures de place » stationnées à des points stratégiques.

Etant donné la taille du terrain occupé par l’Exposition, un tramway électrique parcourant environ 3,8 km en 17 minutes y a été installé. Dans l’Exposition coloniale on peut aussi trouver quelques moyens de locomotion exotiques comme les pousse-pousse, balades à dos d’ânes ou de chameaux. 

Pour flâner sur le lac, des embarcations de plaisance sont mises à disposition : gondoles vénitiennes, bateaux à vapeur, bateaux électriques ou à pétrole, barques, canots ou encore pirogues.

 

Attractions

 

L’exposition Universelle de Lyon s’est mesurée aux plus grandes avec ses innombrables attractions. Premièrement, pour saisir l’Exposition dans son ensemble les visiteurs prennent de la hauteur. Le premier panorama à observer est celui du promenoir circulaire permettant de faire le tour de la Coupole, accessible par deux escaliers ou quatre ascenseurs.

 

Un autre mode d’ascension se fait par le Ballon captif, considéré comme le symbole de l’Exposition lyonnaise tant il offre un panorama féérique. Prenant place au milieu d’un parc aérostatique de 5 hectares, l’invention du constructeur parisien Henri Lachambre monte jusqu’à 35O m. Dirigées par l’aéronaute de Paris Léon Laire, les ascensions durent 13 minutes et se font de jour comme de nuit. Enfin, pour les plus aisés, tous les dimanches ont lieu des ascensions libres dans un aérostat baptisé « l’Annam ». Pour 200 francs, Antonin Boulade emmenait les curieux jusqu’à 2.000 m au-dessus de la région lyonnaise. 

 

Au XIXe siècke, les masses populaires ont un attrait pour les illusions d’optique. Lors de l’Exposition, deux nouvelles techniques de divertissement par l’image ont été mises en place : le panorama et le diorama. Les panoramas sont les premiers dispositifs offrant des simulations d’environnement, qu’il s’agisse de paysages ou de scènes d’histoire. Placé en face de la réalisation, le spectateur a réellement l’impression d’être présent dans le décor reproduit. Trois scènes sont mises en place ici : la bataille de Nuits, le couronnement du Czar Alexandre III et le Combat du Dogba. Le diorama quant à lui est une invention de Jacques-Louis Daguerre où des décors monumentaux peints en double face sur un support en toile translucide, se modifient en continu avec les variations de la lumière du jour.

 

Ici, le peintre Constantin Zukowski y retrace les principales phases de la vie laborieuse de Jacquard, l’illustre canut lyonnais.

 

Autres attractions faisant ressembler l’Exposition à une foire : labyrinthe à miroir, montagnes russes, mine souterraine et voyante. Cette dernière a été mise hors d’état d’exercer par procès-verbal.

 

Exposition Coloniale

 

Le grand public de cette époque est sensible à l’exotisme des contrées lointaines. Pour répondre à ce au sentiment d’aventure qui accompagne la découverte des continents, les expositions de la fin du siècle prennent l’initiative de présenter aux visiteurs des peuples "folklorisés".

 

On donne l’illusion aux visiteurs de découvrir "physiquement" les pays lointains en les plongeant dans un décor évocateur. En 1894, il y a une volonté de faire un voyage autour du monde en ne faisant qu’un tour du parc. Sont alors installés des villages indigènes pour présenter des scènes de vie exotiques.

 

L’indigène d’exposition, dépouillé de vie privé et exhibé aux regards des spectateurs est placé dans un cadre reconstitué artificiellement et doit feindre de vivre au quotidien comme dans son pays. On compte le campement arabe, le village avec les tribus des Fellatahs et Aïssahouas, les villages sénégalais, soudanais et dahoméen et le village annamite.

 

Une ambiance exotique est reconstituée. Dans des petits bazars, des marchands indigènes vendent des souvenirs exotiques bons marchés et pittoresques, donnant l’illusion d’avoir visité les pays lointains. On donne des concerts tunisiens avec des spectacles de danse du ventre ou encore des pièces de théâtres exotiques annamites, égyptiennes ou chinoises.

 

Inaugurations et Évènements

 

L’inauguration officielle de l’Exposition a eu lieu le 29 avril 1894. A partir de là, l’exposition est ouverte tous les jours de 9h à minuit et son entrée est soumise à contrôle : des préposés reçoivent les tickets d’entrées de 1 francs ou vérifient les cartes d’abonnement.

Du 11 au 14 mai, les fêtes du 20ème concours international de gymnastique réunissent 120 sociétés sur le cours du Midi dans une vaste enceinte amplement pourvue de tribunes. 

 

Le 27 mai, l’Exposition coloniale est inaugurée. La journée se termine par une grande fête cosmopolite organisée dans la vaste enceinte du vélodrome de l’Exposition inauguré le 3 mai. Les fêtes nocturnes sont possibles grâce à la « Fée électricité » qui illumine tout le parc jusqu’à minuit. La Coupole et même les fontaines bénéficient de l’éclairage électrique.
 

Les 23 et 24 juin, c’est la réception du président de la République. Des fêtes nautiques vénitiennes sur la Saône et une fête de nuit avec feu d’artifice sur le lac devaient être l’apothéose de ces journées.

Le concours de tir se déroule du 7 au 18 juillet, organisé dans l’enceinte même de l’Exposition, dans le dit "dôme du Stand" ainsi qu’aux buttes militaires du grand Camp.

 

Du 12 au 14 août, le grand concours international de musique a réuni 380 sociétés musicales. Et durant toute la durée de l’Exposition, de nombreux concerts ont été donnés tous les soirs dans le Kiosque devant la Coupole ainsi que dans des cafés-chantant. 

 

Durant l’année 1894 et profitant du succès de l’Exposition, Lyon a aussi été l’hôte de nombreux congrès et conférences. Le 21 octobre, a lieu la distribution des prix aux exposants. Les distinctions officielles sont attribuées sous forme de médailles d’or, d’argent et de bronze par des jurys internationaux.

 

Assassinat du Président

 

Les 23, 24 et 25 juin 1894, le Président Sadi Carnot vient à Lyon pour consacrer officiellement l’Exposition française. À cette occasion, la ville est splendidement décorée, la population lyonnaise est fière de le recevoir et des fêtes sont données en son honneur.

 

Le 24 juin après-midi, dans une foule enthousiaste, le Président a visité longuement l’Exposition et la grande Coupole. S’en suit le banquet officiel au Palais de la Bourse au cours duquel M. Carnot prononce ce qui sera son ultime discours. Vers 21 h, il se rend en voiture au Grand-Théâtre.

 

Désirant jouir des illuminations éclairant la rue de la République et la foule, le Président fait reculer les deux officiers qui lui cachaient la vue. Cela a été la fenêtre de tir que l’anarchiste italien Jeremio Santo Caserio attendait pour le frapper avec un poignard et crier « Vive l’anarchie ». Sadi Carnot a succombé à sa blessure.

 

Ces évènements tragiques ont porté un coup à l’Exposition. Toutes réjouissances ont été interdites le 30 juin, jour de ses obsèques. Puis petit à petit l’activité a repris, notamment avec l’aide du concours international de musique des 12, 13, 14 août.

 

Du 12 au 14 août, le grand concours international de musique a réuni 380 sociétés musicales. Et durant toute la durée de l’Exposition, de nombreux concerts ont été donnés tous les soirs dans le Kiosque devant la Coupole ainsi que dans des cafés-chantant. 

 

Durant l’année 1894 et profitant du succès de l’Exposition, Lyon a aussi été l’hôte de nombreux congrès et conférences. Le 21 octobre, a lieu la distribution des prix aux exposants. Les distinctions officielles sont attribuées sous forme de médailles d’or, d’argent et de bronze par des jurys internationaux.

 

Fin et Bilan

 

L’Exposition Universelle de 1894 a connu quelques éléments nuisant à son plein succès. Outre l’inclémence du temps et le tragique attentat du 24 juin, elle s’est déroulée en même temps que celle d’Anvers. Ainsi, les détracteurs voulant nuire à l’Exposition lyonnaise vont jusqu’à prendre parti pour l’Exposition concurrente de la ville belge.

 

On peut noter que l’Exposition lyonnaise a su braver l’éternelle concurrence avec Paris. Elle a réussi à affirmer son identité face à une capitale omnipotente dans une forme de lutte pour la décentralisation. 

 

Son public a été composé aussi bien d’initiés, d’esprits curieux, d’intellectuels que de promeneurs. On note une affluence record les dimanches, unique jour de repos des classes laborieuses. De plus les départements limitrophes ont fourni la majorité de ses visiteurs.

 

Cela dit, avec la mise en place de "trains de plaisir", en collaboration avec le réseau Paris-Lyon-Méditerranée, les visiteurs sont aussi venus de la France entière. L’Exposition de Lyon a eu un succès certain en terme de fréquentation : on compte environ trois millions huit cent mille entrées.

 

L’Exposition a favorisé économiquement le commerce lyonnais : on estime un bénéfice de 50 millions de francs. Pour obtenir les recettes de l’Exposition en elle-même, on compte plus de trois millions de francs d’entrées et les dix-sept cent mille francs d’inscription et de concession des exposants. Malgré ces apports, les dépenses ont été grandes et l’Exposition se termine sur un déficit estimé à 120.000 francs sur un budget de quatre millions. La clôture de l’Exposition, d’abord reportée du 30 octobre au 5 novembre s’est finalement faite le 11 novembre 1894.

 

 

Bibliographie :

 

Germaine VieuxL’exposition internationale, coloniale et ouvrière de Lyon de 1894 - Revue Société d’Histoire de Lyon Rive Gauche n°85/86/87/88 - 1983-1984
Florence VidalLyon 1894 : la Fête s’invite à l’Expo ! mémoire de recherche - ENSSIB Université Lyon II - 1977
Ulysse Pylal’Exposition Universelle de Lyon en 1894 - Storck A.H. - 1895