ENGLISH

Vous êtes ici : SECT UNESCO > Vieux-Lyon > Quartier St-Paul > L'e Palais de Bondy

 

LE PALAIS DE BONDY

 

Dans le but de reconstruire le quartier Saint-Paul,  le Conseil Municipal décida, à la fin du XIXe siècle, de faire élever  un édifice monumental  en bordure de Saône,  à l’emplacement  de la place de l’ancienne Douane qui s’y était installée en 1553.

 

Description du BâtimenT

 

Le but de la construction était d’y accueillir le Conservatoire qui n’avait, à l’époque,  aucun lieu dédié à ses activités, et des salles d’exposition.  Il fut construit entre 1902 et 1904. L’architecte Eugène Huguet fut chargé des travaux. Ce projet comprend un ensemble de bâtiments allant de la rue de l’Angile  jusqu’au quai de Bondy où un  corps de bâtiment  imposant  comporte  deux entrées avec perron semi-circulaire s’ouvrant sur un vaste vestibule  de 52 m2, au plafond décoré par le peintre Louis Bouquet, qui  accède  aux différents niveaux  de  la salle de concert, appelée Salle Molière.  Au premier étage, se trouvent deux salles d’exposition.

 

Son importante façade  est percée de cinq grandes baies  vitrées. Elle est surmontée par une corniche avec balustrade et  deux bas-reliefs  que nous devons  au sculpteur Thomas Lamothe  symbolisant la Musique, la Peinture et la Sculpture, avec au centre une cartouche aux armoiries de la Ville de Lyon.

 

Sur la façade donnant rue Pierre Carrand, une surface dans la pierre  non travaillée  indique l’emplacement où devait être sculpté un haut relief  afin d’honorer Molière  qui s’était installé avec sa troupe à Lyon. C’est probablement entre 1652  et  1655,  qu’il rencontre les comédiens italiens et la Commedia dell’Arte. 

 

Il compose ses premiers scenarii et  a sans doute écrit  l’Etourdi qu’il aurait  joué pour la première fois, en 1655,  dans le Jeu de Paume,  aujourd’hui détruit, qui était situé à cet emplacement.  Par manque de moyens, l’œuvre du Sculpteur Ploquin n’a pu être réalisée.

 

Durant la guerre,  l’explosion  du pont de la Feuillée, en 1944, endommagea  le Palais de Bondy. Les dégâts étaient  importants. Les sculptures sont touchées, la façade est criblée de balles, les vitres sont brisées et la verrière chapeautant la salle Molière s’effondre. D’importants travaux de restauration  sont nécessaires et la nouvelle salle sera inaugurée en 1951.

 

La Salle Molière

 

A l’origine, la Salle Molière pouvait accueillir neuf cents spectateurs répartis  en plusieurs niveaux, entre parterre, loges, amphithéâtre et galerie. La décoration de la salle est de Louis Bardey  et celle des escaliers accédant aux salles d’exposition sont dues à Alexandre Baudin. Elle fut initialement inaugurée en 1912. Après les affres de la guerre et les dégâts occasionnés, elle ne comptera  plus que sept cents places.


Cette salle demeure encore aujourd’hui, grâce à son excellente acoustique, une des plus appréciées  de Lyon par les mélomanes, et d'après certains une des meilleures salles de concerts de musique de chambre de France.

 

Les Salles d’Exposition

 

Situées au premier étage du bâtiment,  le Grand Salon, d’une surface de 395 m2 et le Salon à Rotondes de 150 m2, ainsi que deux autres petits salons de 40 m2 sont ouverts à différentes activités telles qu’expositions, salons, conférences….

 

Les grandes salles sont équipées de cimaises, mobiliers d’accueil, équipements électriques.  Ces salles sont soumises aux règles de sécurité applicables dans les établissements recevant du public et  sont gérées par la Mairie centrale de Lyon.

 

Le Théâtre de Guignol

 

Ce théâtre de Guignol, installé en sous-sol, a son entrée 2, rue  Louis Carrand. Il accueille désormais la Compagnie Ma, à qui la ville a confié le développement du  théâtre municipal. Créée en juin 2010 à l’initiative d’Emma Utges, comédienne chanteuse et marionnettiste, la Compagnie M.A. avait à l’origine un rêve : créer des spectacles qui réuniraient des comédiens, des musiciens, des marionnettistes, des créateurs lumière, des régisseurs, des décorateurs, des plasticiens... Modeste vocation si elle n’était assortie d’une formidable exigence, celle de promouvoir la marionnette contemporaine. https://www.guignol-lyon.net